Watch Dogs
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Avant d'aborder les spécificités du gameplay, il convient de présenter l'univers que vous allez explorer. Watch Dogs se déroule à Chicago, une ville sous contrôle du ctOS. Ce logiciel régule l'ensemble des infrastructures électroniques de la ville, allant des caméras de surveillance aux feux de signalisation, mais peut également collecter l'ensemble des données personnelles et tirer profit des informations récupérées pour prévenir les crimes. Atterré par ce viol manifeste des libertés, un groupe "d'Hacktivistes" (sic) nommé DedSec a décidé de s'opposer au régime et d'infiltrer une partie du système afin d'en prendre le contrôle. A l'image d’œuvres récentes telles que la série Person of Interest ou de divers romans d'anticipation évoquant le thème de la surveillance, Watch Dogs nous place donc dans un monde pas si éloigné du nôtre (bonjour Google et Anonymous), où l'hyper-connectivité fait foi. Et c'est dans ce contexte que vous prenez le contrôle d'Aiden Pearce, un hacker initié aux techniques de combat, hanté par ses choix passés qui ont conduit à la perte d'un de ses proches. Traumatisé par cet événement, il est désormais proche de la paranoïa et passe la majeure partie de son temps libre à surveiller ses proches tout en s'éloignant du milieu criminel afin de protéger sa famille. Vous vous en doutez, l'ami Pearce n'est pas au bout de ses peines et va devoir contre son gré reprendre du service...
Un scénario plaisant mais sans grande surprise
Puisque nous sommes bien lancés, autant commencer par aborder l'histoire principale. Première bonne surprise, il m'a fallu une petite vingtaine d'heures avant d'en voir le bout, un chiffre tout à fait honnête pour le genre, d'autant plus qu'il fait abstraction de toutes les activités annexes. Si le scénario s'avère correctement rythmé et dispose de plusieurs scènes marquantes, il reste toutefois très convenu et la plupart des rebondissements sont prévisibles, voire un peu trop forcés. Idem pour les personnages : pas de fausse note majeure pour ces derniers, mais il manque la petite étincelle qui ferait d'eux des personnages majeurs. Dommage, car ceux-ci ne manquent clairement pas de style et ont fait l'objet d'un design soigné. Les séquences sont suffisamment variées pour que le joueur ne s'ennuie pas, et les dernières missions principales gagnent en dynamisme jusqu'à une scène finale intéressante du point de vue moral, mais décevante au niveau du gameplay. A l'image d'un bon film qui fait son œuvre, l'histoire de Watch Dogs est agréable à suivre et a le bon goût de ne pas partir dans le manichéisme primaire, mais ne parvient pas à déchaîner les passions et semble trop forcer en essayant de le faire. Dommage, car l'univers du hacking est loin d'être inintéressant et certains personnages secondaires tels que Jordi et T-Bone apportent un peu de fraîcheur. Quant à l'ami Aiden, son caractère taiseux et quasiment antisocial rend difficile toute analyse sur le bonhomme, à l'image d'un Connor qui n'avait pas fait l'unanimité auprès des joueurs d'Assassin's Creed III. On aime ou on déteste, et personnellement, j'ai aimé.












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